Constatant dans ma pratique que les patients pouvaient contacter des états de transe hypnotique, parfois légers, parfois plus intenses, je me suis intéressé à l’hypnose éricksonnienne. Je cherchais ainsi les moyens d’approfondir ma compréhension des processus observés,

Classée dans les « états modifiés de la conscience » (EMC), tout comme le rêve, le sommeil, l’hypnose génère en effet un état particulier appelé  « transe hypnotique ». Le mot « transe » peut inquiéter. Cependant quotidiennement, nous vivons tous des états de transe : « être dans la lune », « rêvasser », « s’absorber », « être à côté de ses pompes » …

Pour des soins psychologiques, ces états modifiés de la conscience présentent beaucoup d’avantages. Nous sommes alors plus ouverts, plus sensibles au monde affectif, symbolique, imaginaire… Sur le territoire de l’inconscient et donc du symptôme, l’hypnose n’est pas une perte de conscience. Nous restons conscients de notre environnement. Cependant, celui-ci n’a plus d’importance.

J’avais déjà été sensibilisé à l’enseignement de Milton Erickson avec l’approche Orientation-Solution développée par ses disciples. Avec cette dernière, j’avais été de fait initié à un des fondements de la Maïeusthesie selon lequel nous ne devons pas rester focalisés sur le problème au risque de s’y engluer.

Avec l’hypnose éricksonnienne, j’en ai retrouvé d’autres. Notamment, seul le patient sait et a les ressources nécessaires à son changement. Milton Erickson affirmait à ce propos qu’il n’y a rien à rajouter au patient, il y a juste besoin de lui faire confiance :

« En Hypnose, vous cessez d’utiliser votre esprit conscient ; en Hypnose, vous commencez à utiliser votre esprit inconscient. Parce qu’inconsciemment, vous en savez autant et même bien plus que ce que vous savez consciemment ».

Ainsi, nous pouvons, aussi avec délicatesse, emprunter un autre chemin thérapeutique où l’inconscient est interpellé pour identifier la source d’un traumatisme et opérer le soin adéquat. Le travail de l’hypnothérapeute vise donc à libérer les ressources inconscientes du patient.

Pour le dire comme Kevin Finel, l’hypnose correspondrait à se déshypnotiser des suggestions que nous avons reçues depuis notre naissance, que nous nous sommes construites au fil de notre vie, notamment lors d’épreuves douloureuses. À un moment de notre parcours, celles-ci peuvent trouver leurs limites et se révéler inadaptées. Elles doivent alors être questionnées. Quel interlocuteur pourrait être le mieux placé pour répondre que notre inconscient lui-même ?

Hypnothérapeute certifié en hypnose éricksonnienne transpersonnelle par Nicolas Dumont, voici un autre chemin que je vous propose.

La profondeur de transe peut parfois avoir un intérêt thérapeutique, mais dans la plupart des cas, une transe légère ou moyenne suffit à obtenir les résultats thérapeutiques souhaités. Contrairement aux idées véhiculées, tout le monde peut être hypnotisable.

Le champ des interventions en hypnose est très vaste : anxiété, inhibitions, phobies, dépression, deuils, traumatismes, stress, insomnie, énurésie, tics, timidité, migraines, douleurs, problèmes sexuels, troubles psychosomatiques (psoriasis, eczéma, hypertension artérielle, etc.), addictions (alcool, tabac, drogue, nourriture, jeu, achats …), etc.

Pour en savoir plus :

  • Thierry Melchior : Créer le Réel : hypnose et thérapie,  ed. Couleur Psy, Seuil, 1998

Site Internet de Nicolas Dumont :

  • www.hypnose-holotropique41.com